Aujourd’hui, je ne trouve plus dans mon travail l’épanouissement que celui-ci devrait me fournir. C’est triste, mais ce n’est pas récent. D’ailleurs, ça a sans doute toujours été le cas. Mais après bientôt 2 ans dans la même boite, je peux dire pour une fois que j’ai essayé de pousser ma pierre, et que je ne vois pas de réel changements. J’avais pourtant simpatisé avec mes collègues en arrivant, j’avais pourtant précisé mes méthodes de travail (j’aime la rigueur et le sérieux), j’avais pourtant précisé mes conditions.
Mais le temps a passé, et comme dans beaucoup de société, il faut travailler plus vite, il faut travailler mieux et il ne faut surtout ne jamais faire aucune erreur. Au lieu de ça, je continue de travailler comme je l’ai toujours fait, à savoir sérieusement, et je dis ce que je pense. Alors effectivement, je ne veux pas me tuer à la tâche, car je sais que ce n’est pas pour une semaine, ou pour un mois, mais que ce serait pour la vie … Alors effectivement, je dis aux gens quand je n’aime pas travailler avec eux et pourquoi …
Bref, jusqu’à aujourd’hui, j’a toujours tenté d’être transparent. D’ailleurs, mon employeur connait mon intention de me séparer de lui. Il sait d’ailleurs pourquoi ce n’est pas encore fait aujourd’hui, combien il me reste d’emprunts à rembourser et pourquoi je ne peux/veux pas devenir aujourd’hui ébéniste …
Mais après une belle semaine de m…. (transparent, oui, mais vulgaire, j’essaie d’éviter … j’essaie), je commence à redevenir serein. Je crois que je peux désormais me considérer comme fixé sur la reconnaissance et les conditions de travail que je peux attendre là où je suis. Je n’ai aucun espoir d’une quelconque amélioration. Après la résignation, c’est la résilience, la dernière étape du deuil …
Mais ce que je sais avant tout, c’est qu’indépendamment de tout ce qu’est et pourra être ma vie professionnelle, je vais être papa. Finalement, qu’il soit alimentaire, constructif, éthique ou pas, je n’attends qu’une seule chose, de pouvoir tenir ce petit être dans mes bras, le voir faire ces petits pas maladroit et sourire. Alors peut être l’heure viendra t’elle aux changements professionnels. Mais ce qu’il me tarde de préparer aujourd’hui n’est pas tant ces quelques 8 heures quotidiennes, que ces ne serait ce que quelques secondes de sérénité à l’instant même où ce petit être fermera les yeux pour s’endormir, confiant dans le monde qui l’entourre, parce que je serai là avec sa maman …
